ONG Manco Capaj, Organisation pour la récupération de l'histoire et de l'identité locale

Réunions des Microcentres ruraux municipales

La formation des microcentres ruraux a comme objectif principal de réunir mensuellement les professeurs pour réfléchir, planifier et évaluer leur savoir-faire.

Notre participation aux réunions des microcentres des écoles municipales rurales a surgi de la nécessité d'incorporer au secteur éducatif le contexte socioculturel. Si cet objectif a été planifié depuis des années et apparaît manifestement dans le programme d'éducation rural du Chili, actuellement, il n'est pas mené à bien ou s'intègre de manière très vague dans le programme.

L'instance du microcentre, à laquelle participent environ 20 professeurs ruraux, en plus de la superviseur d'éducation provinciale, Madame Mónica Miranda Tureo, et les directeurs du DAEM (Direction y Administration d'Education Municipale) de la commune de Carahue, s'est transformé en un espace pour présenter, discuter et réfléchir sur l'importance d'incorporer dans l'éducation les savoirs locaux, propres des communautés rurales, dans ce cas celui de notre commune de Carahue.

Ainsi, c'est depuis une perspective anthropologique, que l'on prétend travailler au fur et à mesure cette thématique.

Ce que nous avons pu visualiser comme problème a été qu'il n'existe pas de liens entre la transmission des savoirs depuis la socialisation primaire et les nouvelles connaissances que l'enfant va acquérir lors de la socialisation secondaire à l'école rurale de la commune de Carahue. Il existe en effet, une rupture dans les différentes connaissances que l'enfant acquière de la part de sa famille, de sa communauté locale, dans le cas présent les connaissances du contexte rural, et celles que l'éducation formelle leur apporte lors de la socialisation secondaire. Celle-ci peut être comme processus d' "internalisation de sous-mondes institutionnels ou basés sur des institutions. En plus de ces sous-mondes internalisés lors de la socialisation secondaire sont généralement des réalités partielles qui contrastent avec le monde de base acquis lors de la socialisation primaire.” (Berguer y Luckman).

Pour autant, la connaissance du local, le "contexte socioculturel", donne la possibilité d'avoir une plus grande relation entre les savoirs locaux traditionnels et les savoirs de l'école formelle, comme une forme d'intégration des deux types de connaissances à l'école primaire formelle qui reçoit l'enfant durant ses premières années de socialisation secondaire En effet celle-ci, se montre fréquemment traumatisante pour l'enfant, par la non coïncidence des savoirs transmis et incorporés par l'enfant lors de la socialisation primaire.

On pourrait également identifier un autre aspect important : le manque d'interaction entre l'école et la communauté locale, en plus de son environnement. Nous pouvons le voir dans le faible niveau de soutien et d'implication de certains parents auprès de leurs enfants quant au travail scolaire et à la formation aux valeurs ainsi qu'aux habitudes comme le mentionnent les professeurs.

Notre participation à ces réunions a consisté principalement à présenter le travail de récupération de la mémoire historique de la localité de Santa Celia, que nous avons réalisé à l'école municipale G-409 Santa Celia appartenant à ce secteur rural. Ce travail a permis que ces savoirs locaux soient travaillés à l'école de manière intergénérationnelle (parents et enfants), en plus de leur donner une valeur face à de nouvelles connaissances qui sont apparues dans dans ce monde globalisé. D'autre part, cela a facilité la participation de la communauté locale dans le processus éducatif des enfants, en considérant que l'éducation n'est pas seulement une tâche de l'école en elle-même mais de la communauté en général.

 

 

 

 

 

 

 

 

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